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Vous souhaitez recruter des collaborateurs roumains pour renforcer vos équipes en France ou directement en Roumanie ? Ce guide présente les démarches légales, les obligations déclaratives, les types de contrats et les solutions concrètes pour accéder à la main-d’œuvre roumaine, qu’il s’agisse d’une embauche directe, d’un détachement ou du recours à une agence spécialisée.
Recruter un salarié roumain depuis la Roumanie
La Roumanie compte aujourd’hui parmi les viviers de compétences les plus dynamiques d’Europe centrale : 8,2 millions d’actifs en 2023, des profils qualifiés dans l’industrie, le BTP, la logistique et les services, ainsi qu’une mobilité professionnelle déjà bien établie vers la France.

Les étapes du processus de recrutement international
Tout projet structuré commence par une analyse précise du besoin : compétences attendues, niveau de qualification, durée de la mission, organisation du temps de travail et contraintes de mobilité. À ce stade, les cabinets de recrutement basés en Roumanie apportent une valeur décisive : ils confrontent votre cahier des charges à la réalité du marché local et identifient rapidement les profils disponibles dans leur vivier.
- Analyse du besoin : définir précisément le poste, les compétences requises, la durée de la mission et les conditions de travail avant toute diffusion d’offre.
- Sélection des candidats : combiner recherche en base de données, diffusion d’annonces, préqualification téléphonique, entretiens, vérification des références et évaluation technique pour les métiers spécialisés.
- Intégration et suivi : accompagner le candidat retenu lors de sa prise de poste, organiser sa formation aux spécificités de l’entreprise et suivre régulièrement la mission afin de prévenir tout dysfonctionnement.
Une agence implantée à Bucarest connaît finement le tissu économique local, les bassins d’emploi roumains et les attentes des candidats. Elle peut mobiliser aussi bien un profil isolé qu’une équipe complète, de l’ouvrier qualifié au cadre dirigeant. Cette proximité terrain, associée à la maîtrise des procédures transfrontalières, rend le recrutement de travailleurs par un partenaire local nettement plus fiable qu’une démarche menée seul.
Embauche directe en France
Citoyens de l’Union européenne, les ressortissants roumains peuvent travailler légalement en France sans visa ni autorisation de travail spécifique : la libre circulation s’applique à tous les types de contrats. Respectez néanmoins les étapes du processus de recrutement dès la prise de poste afin d’assurer une conformité complète avec le droit du travail français et la loi applicable.
- Vérification d’identité : contrôler la nationalité européenne du candidat au moyen d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité, avant tout engagement contractuel.
- DPAE obligatoire : transmettre la Déclaration Préalable à l’Embauche à l’URSSAF avant la prise de poste effective, sans exception.
- Registre du personnel : inscrire le salarié au registre unique du personnel avec sa date d’entrée, son poste et son type de contrat, puis procéder à son immatriculation à la Sécurité sociale s’il ne dispose pas encore d’un numéro.
- Visite médicale : organiser la visite d’information et de prévention dans les trois mois suivant l’embauche afin d’évaluer l’aptitude au poste.
L’embauche directe en France confère au salarié roumain un statut identique à celui d’un ressortissant local : une seule législation s’applique et aucun représentant légal n’est à désigner. Le salarié roumain relève alors intégralement du droit français, dans les mêmes conditions qu’un ressortissant local. C’est la voie la plus directe pour intégrer durablement un profil roumain aux effectifs de votre entreprise.
La recherche d’emploi en Roumanie suit toutefois ses propres codes culturels et ses canaux de diffusion. Un employé roumain recruté sans accompagnement local peut présenter un risque d’inadéquation plus élevé, notamment concernant les attentes salariales et les conditions d’installation. Prévoir un soutien à l’intégration reste donc une pratique recommandée, même dans le cadre d’une embauche directe en France.
Le rôle des cabinets spécialisés
Faire appel à une structure spécialisée dans le recrutement international, comme Cap Interim, permet de déléguer l’ensemble du processus opérationnel : sourcing, présélection, entretiens, vérification des compétences et accompagnement à l’intégration. Vos équipes RH réduisent ainsi leur charge opérationnelle, tandis que vous sécurisez la présentation de profils conformes à vos exigences métier dès le premier jour de mission.
Les solutions de recrutement industriel en Roumanie couvrent de nombreux secteurs : BTP, industrie manufacturière, logistique, agriculture, transport et services. Elles permettent de constituer une équipe complète comme de répondre à un besoin ponctuel. Consultez les solutions de recrutement industriel en Roumanie pour identifier la formule la plus adaptée à votre entreprise.
Un cabinet établi sur place maîtrise également les tensions du marché local, les niveaux de rémunération par région et par secteur, ainsi que les délais réalistes de mise à disposition. Ces données, difficiles à obtenir depuis la France, sont déterminantes pour formuler une offre attractive et éviter un échec de recrutement coûteux. Si vous souhaitez recruter, travailler avec un partenaire local transforme une démarche incertaine en processus maîtrisé, avec une solution légale et légalement sécurisée, y compris lorsque le détachement constitue l’option retenue.
Travailler en France par détachement roumain
Le détachement de personnel est la voie légale privilégiée pour une entreprise souhaitant faire intervenir des travailleurs roumains en France. Le dispositif repose sur une relation triangulaire : la société roumaine ou l’agence d’intérim demeure l’employeur, le salarié vient travailler temporairement en France et l’entreprise utilisatrice bénéficie de la prestation sans conclure directement le contrat de travail. Pour recruter des travailleurs roumains dans un cadre légal, il est indispensable de maîtriser les obligations, les formalités et les avantages économiques du détachement de personnel en Roumanie. Consultez à ce titre le guide du détachement de personnel en Roumanie.

Les obligations d’une agence de travail temporaire
Dans le travail temporaire transfrontalier, les agences de recrutement implantées en Roumanie prennent en charge l’essentiel des démarches administratives : déclaration SIPSI, formalités auprès de l’inspectorat territorial, obtention du formulaire A1, traduction certifiée des documents contractuels, ainsi que l’organisation du logement, du transport et de l’assurance médicale complémentaire du travailleur temporaire.
- Déclaration SIPSI : effectuer la déclaration préalable de détachement sur la plateforme SIPSI avant le premier jour de mission en France. Cette obligation est impérative, sous peine de sanctions administratives.
- Notification à l’ITM : notifier l’inspectorat territorial du travail roumain au plus tard la veille ouvrable du départ. L’absence de notification expose l’employeur à une amende de 5 000 à 9 000 RON.
- Représentant légal en France : désigner un représentant légal en France, chargé de conserver et de présenter les documents requis dans un délai de 20 jours ouvrables en cas de contrôle. L’absence de désignation peut entraîner une amende allant jusqu’à 4 000 euros par salarié.
L’agence d’intérim doit également vérifier que la société roumaine exerce une activité substantielle sur le territoire roumain. À défaut, le détachement peut être requalifié, avec de lourdes conséquences sociales et administratives pour l’ensemble des parties.
SIPSI, A1 et représentant en France
Avant le début de la mission, trois formalités doivent être finalisées. Une agence de travail temporaire basée à Bucarest, comme Cap Interim, peut prendre en charge ces démarches pour le compte de l’entreprise utilisatrice et limiter ainsi le risque de manquement déclaratif susceptible de bloquer la mission.
- Formulaire A1 : obtenir ce document auprès des autorités roumaines compétentes afin d’attester du maintien de l’affiliation du salarié à la sécurité sociale roumaine et d’éviter une double cotisation pendant le détachement.
- Documents contractuels : conserver en version originale et traduite le contrat de travail, les bulletins de paie et les relevés d’heures. Ces pièces doivent pouvoir être présentées dans un délai de 20 jours ouvrables lors d’un contrôle de l’inspection du travail française.
- Représentant désigné : s’assurer qu’un représentant légal identifié en France peut répondre aux demandes administratives et aux contrôles pendant toute la période de détachement des travailleurs détachés.
Le différentiel de charges sociales entre la Roumanie (environ 31,5 %) et la France (environ 51,7 %) représente près de 20 points d’écart. Sur une base de 2 000 euros brut mensuel, l’économie annuelle par poste peut dépasser 3 600 euros, soit une baisse du coût global d’emploi de 20 à 30 %.
Durée et droits du salarié détaché
La durée maximale du détachement est fixée à 24 mois. Le seuil déterminant intervient à 12 mois : au-delà, la quasi-totalité des conditions de travail françaises devient applicable aux travailleurs roumains en France, notamment la rémunération, le temps de travail, les congés, la santé, la sécurité et l’égalité de traitement. Une extension jusqu’à 18 mois reste possible sur notification motivée adressée aux autorités compétentes avant l’expiration du premier anniversaire de la mission.
Une règle anti-contournement s’applique automatiquement : lorsqu’un salarié détaché en remplace un autre sur le même poste, les périodes sont cumulées pour calculer les seuils. Les travailleurs roumains en France bénéficient du SMIC et des règles françaises de sécurité dès le premier jour. Côté roumain, la loi n° 16/2017, modifiée par la loi n° 172/2020, encadre le dispositif.
Contrats et coûts du recrutement en Roumanie
En 2025, recruter en Roumanie exige de respecter des règles précises : le salaire minimal brut est de 4 050 RON, l’enregistrement REVISAL est obligatoire avant la prise de poste et les contrats intérimaires sont plafonnés à 18 mois. Mentions obligatoires, types de contrats, démarches administratives, droits des salariés, salaire minimum et détachement vers la France : ce guide précise les règles à connaître avant d’embaucher légalement. Consultez également le contrat de travail en Roumanie pour sécuriser chaque étape.
Le salaire roumain et le temps de travail
Le recrutement dans les pays de l’Est, notamment en Roumanie, attire les entreprises françaises grâce à un différentiel salarial structurellement favorable. Depuis le 1er janvier 2025, le salaire minimal brut national s’élève à 4 050 RON par mois, soit environ 814 euros, pour 40 heures hebdomadaires. Dans la construction, le seuil atteint 4 582 RON, soit environ 921 euros.
- Durée légale : la durée normale de travail en Roumanie est fixée à 40 heures par semaine, avec un plafond absolu de 48 heures, heures supplémentaires comprises.
- Heures supplémentaires : toute heure dépassant la durée prévue au contrat doit être majorée d’au moins 75 % ou compensée par un repos équivalent dans les 60 jours calendaires.
- Charges sociales : le taux cumulé des charges patronales et salariales atteint environ 31,5 % en Roumanie, contre 51,7 % en France. Cet écart de près de 20 points peut représenter une économie annuelle supérieure à 3 600 euros par poste, sur la base d’un salaire brut mensuel de 2 000 euros.
Ces chiffres constituent un repère, pas une règle universelle : la rémunération varie selon la région, le métier, la qualification et le secteur. Avant de publier une offre, vérifiez donc les pratiques locales. Les données EURES sur l’emploi et les salaires fournissent une base fiable pour ajuster votre positionnement; consultez les informations sur le marché du travail roumain.
| Indicateur | Roumanie | France |
| Salaire minimal mensuel brut | ~814 EUR (4 050 RON) | ~1 801 EUR (SMIC 2025) |
| Salaire minimal BTP | ~921 EUR (4 582 RON) | Conventions collectives |
| Taux de charges sociales | ~31,5 % | ~51,7 % |
| Durée légale hebdomadaire | 40 h (max 48 h) | 35 h (max 48 h) |
| Majoration heures supplémentaires | +75 % minimum | +25 % à +50 % |
Contrat de travail et SRL roumaine
Tout contrat de travail en Roumanie doit être établi par écrit, en roumain, puis enregistré dans le registre général des salariés REVISAL avant le début de l’activité. L’employeur doit aussi remettre au candidat une information précontractuelle écrite et lui transmettre un exemplaire signé avant son premier jour. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions administratives immédiates.
- CDI (durée indéterminée) : ce contrat de droit commun ne prévoit aucune limite de durée. La période d’essai peut atteindre 90 jours pour les postes d’exécution et 120 jours pour les fonctions d’encadrement.
- CDD (durée déterminée) : il est limité à 12 mois et peut être renouvelé deux fois au maximum, sans dépasser 36 mois cumulés. Au-delà, la requalification en CDI devient automatique.
- Contrat intérimaire : sa durée maximale est généralement de 18 mois, avec des plafonds de 24 mois pour une mission à l’étranger et de 36 mois dans le cadre d’un apprentissage.
- Structure SRL : créer une SRL exerçant une activité substantielle en Roumanie peut permettre d’embaucher localement, puis de détacher légalement des salariés en France. En revanche, l’absence d’activité réelle expose à un risque sérieux de requalification sociale et administrative.
Le contrat doit préciser l’identité complète des parties, le lieu de travail, la rémunération brute et ses modalités de versement, l’organisation du temps de travail, l’intitulé du poste et sa fiche de fonction, les critères d’évaluation ainsi que les consignes de sécurité applicables. Un document incomplet ou non enregistré dans REVISAL avant la prise de poste constitue une infraction passible d’une amende immédiate.
Le marché du recrutement en Roumanie
Avec plus de 8,2 millions d’actifs en 2023 et un taux d’emploi de 63 %, la Roumanie dispose d’un marché du travail important. Celui-ci repose notamment sur l’industrie manufacturière (24,2 % des salariés en 2022), le commerce (21,5 %), la construction (10,7 %) et le transport-stockage (9,2 %).
En 2022, plus de 90 000 travailleurs roumains sont intervenus en France dans le cadre du détachement. Ce volume confirme la maturité de ce flux professionnel. Le recrutement de travailleurs roumains qualifiés devient une décision structurante, à condition de respecter la loi et les obligations déclaratives. Cap Interim, agence franco-roumaine basée à Bucarest, vous accompagne du sourcing à l’intégration afin de sécuriser chaque embauche et de transformer votre recrutement international en avantage durable pour votre entreprise.
Foire aux questions
Quel est le salaire minimum brut en Roumanie en 2025 ?
Depuis le 1er janvier 2025, le salaire minimal brut national en Roumanie s’élève à 4 050 RON par mois, soit environ 814 euros pour 40 heures de travail hebdomadaires. Dans le secteur de la construction, le seuil atteint 4 582 RON, soit approximativement 921 euros. Ces montants concernent tout employé travaillant légalement sur le territoire roumain.
Un employeur français peut-il embaucher directement des travailleurs roumains sans passer par une agence ?
Oui. Les ressortissants roumains, citoyens de l’Union européenne, peuvent travailler en France sans visa ni autorisation de travail spécifique. Pour une embauche directe, l’employeur doit vérifier l’identité du candidat, effectuer la DPAE auprès de l’URSSAF avant la prise de poste, inscrire le salarié au registre unique du personnel et organiser la visite médicale dans les trois mois suivant l’embauche.
Quelle est la durée maximale d’un détachement de salarié roumain en France ?
La durée maximale d’un détachement est fixée à 24 mois. Une prolongation jusqu’à 18 mois reste possible, à condition d’adresser une notification motivée aux autorités compétentes avant la fin des 12 premiers mois de mission. Une règle anti-contournement prévoit également le cumul des périodes lorsqu’un salarié remplace un autre sur le même poste.
